Dans le volume 012 [Feng shui : le kit de dépannage], nous avons abordé différents aspects de l’environnement auxquels nous devons prêter attention lorsque nous nous interrogeons sur la qualité des qi d’un site. Il est important de rappeler que c’est en effet l’environnement qui confère en premier lieu le corps des qi qui seront ensuite distribués dans le bâtiment. Si ces qi sont de médiocre qualité, cela rejaillira sur la structure analysée. Peu importe les mesures mises en place et les tentatives de correction (structurelles ou élémentales) : dans un site faiblement ou mal alimenté, leurs effets seront plus longs à se manifester et ils seront de moins grande envergure.
Nous vérifions tous les jours avec nos clients la réalité de cette règle fondamentale. Nous comptons parmi eux des petites entreprises ou des commerçants opérant sur des types de produits très différents. Quand notre intervention est requise, c’est en règle générale que la situation est délicate, voire difficile : trésorerie en chute, développement ralenti ou négatif, difficultés d’approvisionnement, coulage et vol à un niveau significativement au-dessus des normes du métier, etc.Un diagnostic bien conduit doit permettre de trouver les qi correspondant au trouble et d’identifier les associations de qi qui conduisent à cet état de fait et il est très peu de cas qui échappent à la compréhension. A ce stade du processus, toutes les entreprises sont à pied d’égalité : elles sont dans une situation donnée, des problèmes liés au feng shui sont identifiés, des recommandations sont faites sur la base des modèles de données que nous utilisons, les décisions d’implantation sont prises en étroite collaboration avec notre client.
On constate toutefois une grande disparité de résultats une fois les mesures de correction prises : certains structures réagissent avec une grande rapidité. Dans ce cas, au bout de quelques heures ou de quelques jours, des faits significatifs se produisent et le changement se signale. Il peut s’agir d’un carnet de rendez-vous qui se remplit à une vitesse différente, d’un prospect perdu qui revient, d’un retournement dans une négociation, d’une instruction qui repart sur un pied nouveau, d’un marché qui s’ouvre, d’une équipe qui trouve un nouveau mode de fonctionnement, …
La manière dont les qi se manifestent est parfois imprévisible, la tendance en revanche ne l’est pas. Prenons un exemple. Un client nous sollicite pour l’aider à faire aboutir une négociation de manière favorable. Une fois le diagnostic posé et les recommandations faites, on sait qu’il y aura un changement favorable sans possibilité bien souvent de savoir la forme qu’il va prendre. L’élément déclencheur peut varier du tout au tout : il peut s’agir d’un tiers qui apparaît, d’une opportunité soudaine, d’un point de blocage qui pour aucune raison apparemment logique n’en est plus un, etc.
Dans d’autres situations en revanche, les changements vont être beaucoup plus lents à se produire et leurs effets seront moins remarquables, ils manqueront d’amplitude, leur puissance reste modeste.
Ce qui est valable pour les sites commerciaux ou publics l’est aussi bien entendu pour l’habitation. La prospérité, la qualité relationnelle, la santé, le développement des individus sont tout autant influencés. Pour respecter les principes de la trinité cosmique, on notera toutefois que tout le monde ne jouit pas de la même bonne étoile ce qui se traduit visiblement dans le feng shui par le fait que certaines personnes envisageront de s’installer dans certains lieux alors que d’autres n’y penseraient même pas.
En résumé, nous avons donc deux types de sites : le premier réagit rapidement et avec efficacité aux mesures mises en place, le second répond lentement et de manière moins remarquable. Dans le premier cas, l’énergie des acteurs de l’entreprise est portée, soutenue et parfois démultipliée par l’environnement, dans le second une partie de l’énergie dépensée pour faire fonctionner le système est perdue en vain dans une lutte quotidienne contre le site. Dans le premier cas, les turbulences sont largement prévisibles et les « remèdes » souvent efficaces car il y a de la matière. Dans le second, il faut pallier une faiblesse structurelle, le moindre souffle de vent déporte le bateau.
Les qi de l’environnement forment un capital définitif et infini : on peut le consommer en totalité ou en partie, on ne peut pas en changer la nature, ni accroître son volume. C’est une couche de base dans laquelle s’insère un bâtiment. Comment celui-ci interagit-il alors avec le lieu ? Le bâtiment est-il neutre dans sa posture ? S’il ne peut pas améliorer la qualité du qi ambiant, peut-il la dégrader ? Voilà quelques points que nous examinerons dans le prochain numéro du Journal du feng shui.


merci pour ces infos ….
je continue les recherches
à bientôt
Florence